L'hypnose ericksonienne

L’hypnose eriksonienne est une pratique de l’hypnose instituée par Milton H. Erickson. Pour la petite histoire, Milton H. Erickson, psychiatre et psychologue, a donné naissance à l’hypnose ericksonienne, courant désormais très répandu en France.

 

Milton H. Erickson : le père des thérapies brèves

Milton H. Erickson est le créateur d’une technique d’hypnose qu’il a mise au point et qu’il a surtout testé sur lui-même tout au long de sa vie pour lutter contre sa propre souffrance : il était atteint de paralysie motrice et sensorielle, séquelle d’une polio contractée dans son enfance. C’est par l’autohypnose qu’il trouvera une issue à cette paralysie. Cette guérison le guidera dans sa volonté de mettre à profit son expérience au travers de l’hypnose ericksonienne que Milton Erickson va révolutionner la pratique de l’hypnose.

 

L’hypnose directive : l’avant Milton H. Erickson

Avant les avancées d’Erickson, la pratique de l’hypnose était la suivante :

le praticien apportait une solution, pour ne pas dire miracle, au problème d’un patient sous forme d’injonctions post-hypnotiques.

Conférant au praticien une toute-puissance et une autorité certaine face au patient démuni, cette pratique s’avère vite limitée pour ne pas dire dépassée. Si elle est efficace pour certains patients et face à certains symptômes, elle démontre vite ses limites face à certaines situations où l’échange et la dynamique sont primordiaux pour avancer et espérer obtenir des résultats. La dynamique est nécessaire pour faire progresser le patient qui doit bien souvent aller puiser dans ses ressources pour surpasser ses propres difficultés.

 

L’hypnose Ericksonienne : la nécessité de proactivité chez le patient

L’hypnose ericksonienne n’impose pas au praticien, à l’hypnothérapeute la nécessité de fournir une solution au patient. Erickson attendait du patient qu’il soit proactif dans sa volonté de trouver la solution à ses maux. Le patient doit aller chercher des ressources inexploitées pour mieux faire face à ses différents problèmes.

 

L’hypnose Ericksonienne : les méthodes indirectes

« Rien ne sert de forcer, tout est dans l’approche indirecte »

M.H Erickson

L’hypnose ericksonienne cherche à engager toujours plus loin le patient dans sa propre démarche en l’encourageant à lâcher prise et à se détendre.

L’objectif est d’amener le patient à perdre toute résistance vis-à-vis de l’entrée dans l’état hypnotique, non pas en le forçant mais en utilisant des chemins de traverse.

Les méthodes indirectes sont nombreuses et souvent de bon sens : encourager une attitude positiviste, faire baisser la pression, etc. Une fois les résistances levées, le patient sera plus enclin entrer en hypnose. Ce qui fait que l’hypnose ericksonienne a le mérite de rendre possible l’entrée en hypnose de patients réfractaires.

Les méthodes indirectes vont extraire l’attention du patient de l’environnement dans lequel il se trouve, de la séance d’hypnose dans un cabinet pour l’amener à s’engager dans un imaginaire, qui détient bien souvent une charge émotionnelle positive, à un moment de sa vie où le patient a réussi à apprendre ou à dépasser ses limites. En revivant ou vivant sa réussite, le patient intègre, par induction, qu’il a les capacités de se hisser assez haut pour dépasser sa difficulté. S’il a réussi telle chose dans le passé, il n’y a pas de raison qu’il n’y arrive pas par l’hypnose.